22.10.2009

Mary and Max

19157079_w434_h_q80.jpgMary and Max, d'Adam Elliott est le plus joli film de l'automne. Et c'est dire si j'ai aimé, étant donné que je n'apprécie pas tellement les films d'animations en général.

Mary est une petite fille australienne d'une dizaine d'années, élevée par une mère qui aime beaucoup trop le Cherry et un père davantage passionné par les animaux empaillés que par sa fille. Elle n'a pas vraiment d'amis, si ce n'est un vieux voisin agoraphobe et un poulet un peu stupide, et puis elle est très complexée par une tâche de naissance couleur caca qu'elle a sur le front. Elle fabrique des colliers avec des paquets de chips ratatinés, vit en fonction de sa bague d'humeur, adore le marron et le lait concentré sucré et aimerait se marier avec un homme prenommé Earl Grey, qui est aussi son thé préféré. Très seule, Mary se pose beaucoup de questions sur la vie, notamment sur la façon dont on fait les bébés en Amérique, car selon elle en Australie ils sortent des chopes de bières. Elle décide alors de prendre un correspondant américain pour lui poser toutes ces questions. Elle choisit un nom au hasard dans l'annuaire et écrit.

Celui qui reçoit sa lettre est Max, un juif new yorkais de 44 ans, 159kg, athée et souffrant du syndrome d'Asperger. Il adore les hot dogs au chocolat, le loto, les survêtements et voudrait un ami qui ne soit pas invisible. Il vit au sommet d'un immeuble délabré de Manhattan et n'a pour compagnon que ses animaux de compagnie et une voisine. C'est donc avec surprise qu'il reçoit ce courrier qui lui fait d'abord peur, mais auquel il répond avec précision et ferveur.

Une correspondance naît, une amitié surtout, entre une petite fille malheureuse qui aimerait être comme tout le monde et un homme perturbé par la société qui l'entoure. L'échange épistolaire durera une vingtaine d'années.

J'ai aimé ce film car ce n'est pas tout rose, pas comme dans les films d'animation habituels. Ici l'univers est même souvent noir et morbide. L'humour est caustique et l'on est souvent entre rires et larmes tellement certaines situations sont à la fois tristes et absurdes. On ne sort pas non plus complétement déprimé du film, et heureusement! Non, disons juste que l'on est à la fois dérangé, parfois, et plié en deux de rire, souvent.

Vraiment un petit bijou à ne surtout pas louper! Pour moi c'est peut-être la première fois que je suis autant emballée par une animation, autant sur l'aspect esthétique que sur l'histoire.

Et ces images de Making-Of ne font que m'impressionner encore plus.


MakingOfMary.png




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