09.05.2012
Féroces
Féroces est un récit autobiographique. Il s'agit du premier roman de Robert Goolrick, bien qu'il fut publié après Une femme simple et honnête. L'auteur y parle de sa vie et surtout de sa famille.
Une famille américaine bourgeoise d'une petite ville de Virginie, qui vit des années fastes faites de mondanités. Les années 50, avec ses conventions, ses femmes au foyer élégantes mais névrosées, ses cocktails, ses tenues de soirée et ses coiffures élégantes. Et dans ce petit microcosme la famille Goolrick scintille, fascine amis et voisins.
Le style de Goolrick est percutant. Il crée un équilibre entre rage et nostalgie. Le récit n'est pas linéaire, l'auteur choisissant d'évoquer à tour de rôle ses souvenirs d'enfance, puis d'adulte, avant de revenir sur ses jeunes années, et révéler un secret de famille qui éclaire tragiquement les chapitres précédents. Le roman est impressionnant et emprunte à des grands noms de la littérature américaine. J'ai parfois eu des échos des écrits de Fitzgerald, Yates, Faulkner et Easton Ellis. C'est dire si j'ai aimé. Il y a des passages de toute beauté, surtout lorsque l'auteur évoque sa mère, un personnage fantasque, élégant et qui l'a toujours fasciné. Mais après l'âge d'or de la famille, arrivent des jours plus sombres et derrière la porte de leur demeure si respectée se jouent des drames terribles. Il y a une fragilité admirable dans ce texte, sans jamais qu'il n'ait à tomber dans l'apitoiement. Et les révélations finales m'ont profondément émue, et choquée. C'est un livre dur mais franchement réussi. Sa réussite tenant en partie au fait d'avoir trouvé le ton adapté pour dépeindre à la fois le panorama très juste d'une époque et d'un pays, tout en racontant une histoire intime, en réussissant même à amener humour et auto-dérision.
♥♥♥♥ Robert Goolrick, Féroces, éd. Pocket (2012)
13:59 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature américaine, drame, famille, années 50
01.05.2012
A few songs
Je suis plutôt contente car cela faisait plusieurs mois que je n'avais pas trouvé de nouveaux albums de musique à mon goût. Du coup mon lecteur tournait un peu en boucle. Et puis là en quelques semaines ma playlist a grossi de plusieurs excellents disques que je voudrais vous faire partager.

En ce moment mes préférés sont
Andrew Bird, Break it yourself
Alabama Shakes, Boys and Girls
Beach House, Bloom
Patrick Watson, Adventures in your own Backyard
Rufus Wainwright, Out of the Game
Amos Lee, Mission Bell
19:29 Publié dans Evasion | Lien permanent | Commentaires (2)
18.04.2012
The Deep Blue Sea
Dans The Deep Blue Sea, film adapté d'une pièce du britannique Terence Rattigan, le personnage d'Esther m'a fait penser à ces figures féminines mélancoliques des tableaux d'Edward Hooper. L'histoire se déroule quelques années après la seconde guerre mondiale, juste à l'aube des années 50 alors que Londres est encore marquée par les vestiges des bombardements. Esther (la sublime Rachel Weisz) est mariée à un homme riche plus âgé qu'elle. Malgré l'affection qu'elle lui porte, elle ne supporte plus leur vie, et tombe amoureuse d'un pilote de la Royal Air Force. Leur passion dévore peu à peu la jeune femme qui s'embarque dans une histoire extrème.
Le film repose en grande partie sur le jeu de l'actrice principale qui s'en sort à merveille, toujours aussi talentueuse. Rattigan sait écrire sur la passion et les femmes. Esther aime passionnèment, même si son amant ne l'aime pas suffisamment en retour. Elle l'aime douloureusement, au point d'en attenter à sa vie, au point de se laisser humilier. Cet amour dans lequel elle se jette à corps perdu n'est pas une façon de se libérer d'un carcan bourgeois et vivre une vie de bohème. C'est un amour qui la remplit et la ronge en même temps. Qui ne s'avère donc pas vraiment salvateur ou libérateur. Je crois que c'est le point le plus intéressant de cette histoire. Le film est loin d'être parfait, et souffre d'une présence insupportable de violons ressortis à toutes les sauces. Il y a bien d'autres façons de mettre en scène la passion que grâce à une musique appuyée.
Le film me laisse dans un sentiment de déception car il s'appuie sur des ficelles un peu trop évidentes, et en même temps il propose un portrait féminin vraiment beau, en grande partie grâce à sa comédienne. Tom Hiddleston est aussi très convaincant dans le rôle de l'amant. Je conseille volontiers le film aux fans de Rachel Weisz, car pour les autres j'ai peur que ce soit une déception.
♥ [The Deep Blue Sea, un film de Terence Davies (2011), avec Rachel Weisz, Tom Hiddleston, Simon Russell Beale... en dvd anglais import]
08:25 Publié dans Films en dvd | Lien permanent | Commentaires (0)
12.04.2012
De fil en fil. Avril
Ouh la la, il est un peu désert ce blog ces temps-ci non? Ce n'est pourtant pas l'envie qui me manque car j'ai vu des choses et lu des romans qui mériteraient tous un billet individuel mais je n'ai malheureusement pas le temps.
Première bonne nouvelle : côté boulot, tout roule. Je vais rester dans mon chouette musée jusqu'en 2013. Ensuite on verra, mais c'est déjà bien de pouvoir se projeter sur quelques mois. Ce n'est toujours qu'un CDD mais cela me plaît. D'autant que cela se passe très bien avec mes collègues, même avec ceux que j'avais du mal à cerner au départ.
Deuxième grande nouvelle : un voyage à New York prévu pour cet automne! Entre copines en plus, ça va être super. C'est un projet récent mais je suis absolument surexcitée.
Qu'est-ce qui s'est passé ces derniers temps sinon?
J'ai vu pas mal de films, toutefois, pas tous de qualité égale. Pour l'instant le meilleur film de ces dernières semaines me semble être Les adieux à la reine. Je n'ai pas lu le roman et je sais que le point de vue choisi n'est pas le fait du cinéaste Benoit Jacquot mais de la romancière. Voir les derniers jours de Versailles et surtout de la reine Marie-Antoinette, à travers le regard exclusif de sa lectrice personnelle, est une idée brillante. On n'est pas dans le film historique, mais dans une narration sur la fascination, l'emprise et l'illusion. Les comédiennes, et surtout Léa Seydoux, sont superbes et le film est vraiment magnifique. Il propose une réflexion au spectateur, chose qui se fait un peu trop rare à mon goût. Dans un genre très différent j'ai beaucoup ri avec Hasta la Vista, l'histoire de trois handicapés flamands qui décident de se rendre en Espagne afin de perdre leur virginité dans un bordel qui accueille les handicapés comme eux. Malgré un résumé qui peut étonner ou faire peur, le film s'avère drôle, attachant et surtout pas porteur de jugement manichéen. Une vraie bouffée de fraîcheur! Tout comme Two days in New York, la nouvelle comédie de Julie Delpy, très réussie.

Dans les petites déceptions il y a eu The Hunger Games, qui s'avêre être une adaptation fidèle, mais sans plus. Idem pour My Week with Marilyn que j'ai trouvé agréable mais un peu académique. J'ai aussi vu Nouveau départ avec un Matt Damon étonnant et une charmante Scarlett Johansson (comme toujours), pour un film sympathique et tendre, mais pas inoubliable. Le film dont j'attendais davantage était La terre outragée. Ce film sur la catastrophe de Tchernobyl s'avère parfois prenant quand il est proche du documentaire, et finit par s'engluer dans une fiction assez pauvre, dommage. La belle Olga Kurylenko, que j'apprécie depuis l'Annulaire, malgré ses rôles dans des blockbusters douteux, ne s'en sort pas mal du tout.
Le nom de cette comédienne me permets de sauter directement aux conseils séries car on la retrouve au casting de Magic City, une production américaine récente où l'on suit les histoires d'un homme d'affaire à la tête d'un hôtel de luxe à Miami dans les années 60. La série me plaît énormément et réussit à se détacher totalement de Mad Men, l'autre série rétro de retour depuis quelques semaines! Magic City lorgne du côté du film noir, avec des histoires de corruption, des amours sensuelles et interdites, et un couple absolument charmant incarné par Jeffrey Dean Morgan et Olga Kurylenko. Quand à la cinquième saison de Mad Men, elle commence très bien et j'ai retrouvé avec grand plaisir mes personnages préférés, surtout Joan et Peggy. Le nouveau génie engagé par la société me semble aussi très prometteur. Du côté des productions britanniques j'ai vu les premiers épisodes de la mini-série White Heat que je trouve plutôt pas mal. On y suit le destin d'une bande d'amis qui se retrouve de nos jours après le décès de l'un des leurs. Les souvenirs refont surface et ils se souviennent de leur rencontre dans les années 60 lorsqu'ils ont tous emménagé ensemble, puis les choix qu'ils ont fait, ensemble ou non, au fil des décennies suivantes. Le propos n'a rien de révolutionnaire mais les comédiens sont bons et la narration rend cette série dramatique attachante.
Depuis quelques semaines je suis très contente d'avoir aussi retrouvé les héros d'Un village français. C'est l'unique série française que je regarde chaque année et cette nouvelle saison est à la hauteur. Désormais nous sommes en 1942 et les juifs commencent à être arrêtés et envoyés dans des camps de travail. La résistance se déploie aussi dans les sous-sols de l'école, dans les maisons isolées, et de façon plus étonnante dans les bureaux officiels. Le personnage d'Hortense, l'épouse du maire, me plaît toujours autant. Bourrée de défauts, parfois cruelle, elle n'en est pas moins d'une générosité déroutante. Même constat avec le couple formé par l'institutrice et le directeur d'école que j'affectionne particulièrement. Chacun est plein d'ambivalences et j'apprécie beaucoup cela, ainsi que les ressorts dramatiques établis par la série.

Depuis toutes ces semaines j'ai bien sûr lu. Et pas n'importe quoi. J'ai découvert Le temps où nous chantions de Richard Powers et je suis tombée amoureuse de cette histoire que j'ai trouvé bouleversante et divinement écrite. C'est l'histoire d'un homme juif immigré à New York, qui épouse une femme noire. Lui, physicien brillant qui se passionne pour la musique rencontre cette chanteuse talentueuse et ils donneront naissance à trois enfants métis qui ne vivront que par et pour la musique, avant de prendre des chemins divergents. L'histoire d'une famille peu ordinaire sur plusieurs décennies, racontée avec beauté et intelligence. C'est un roman de passion. Celle de l'amour pour la musique surtout, celle de l'amour de cette famille. Un chef-d'oeuvre qui brasse des questions graves comme la couleur, l'appartenance, la foi, le courage.
Si vous aimez rigoler je vous conseille sinon un livre qui m'a fait beaucoup rire : Le front russe de Jean-Claude Lalumière. L'histoire d'un fonctionnaire qui rêve de voyage et se voit dans une ambassade à l'étranger, avant de finir dans un obscur bureau parisien affecté aux relations avec les pays en voie de création - section de l'Est et Sibérie, et de se retrouver confronté aux absurdité d'un système administratif ubuesque. Lisez-le et vous me reparlerez certainement de l'histoire du pigeon!
Parmi les classiques j'ai découvert Quatre saisons à Mellstock par Thomas Hardy. Le roman débute avec la description d'un orchestre qui s'en va de porte à porte à la veille de noël, dans un village de la campagne anglaise. On suivra par la suite le quotidien d'une partie de ses habitants, et surtout la rencontre de l'institutrice du village avec un homme qui n'est pas de sa classe sociale. C'est charmant, cela se lit très rapidement, grâce à un joli texte très fluide, et une peinture des moeurs de l'époque convaincante.
J'ai aussi eu l'occasion de voir pas mal d'expositions parisiennes récemment. Tim Burton à la cinémathèque vaut vraiment le détour pour tous les amoureux du cinéaste. Il y a pas mal de monde mais l'exposition est réussie. On plonge dans les inspirations et le parcours artistique du réalisateur, de sa jeunesse jusqu'à son dernier tournage. Il y a des maquettes, beaucoup de dessins, des vidéos et des accessoires des films. En plus la scénographie est très sympa et colle bien à son univers. Vraiment un must pour ses fans.
J'ai aussi beaucoup aimé La Sainte Anne du Louvre. Le musée propose une expo au propos scientifique très excitant pour tout amateur de peinture de la Renaissance. En effet suite à la restauration de l'un des chefs-d'oeuvre de Léonard de Vinci, ils ont décidé de proposer cette expo dossier-fleuve. Le sujet iconographique est recontextualisé dès les premières salles, puis sont présentées les différentes étapes qui ont mené à la version possédée par le Louvre ; de nombreux prêts exceptionnels permettent de suivre le processus intellectuel du peintre à l'oeuvre. C'est génial! Ensuite on découvre l'influence de ce tableau sur les contemporains de De Vinci, puis sa diffusion dans l'histoire de l'art. C'est une très belle exposition.

La Renaissance est d'ailleurs à l'honneur ces temps-ci, avec Cima da Conegliano au Palais du Luxembourg. Depuis que la RMN est à la tête des projets du site les contenus scientifiques sont plus pointus. C'est à nouveau le cas, malgré une campagne publicitaire - notamment des clips - de très mauvais goût. Pas de fioriture dans cette exposition qui présente une partie des plus belles réalisations du maître italien. Quelques tableaux de Bellini pour la filiation, mais surtout un parcours très épuré pour apprécier tout simplement ces créations que l'on a peu l'occasion de voir, même si elles appartiennent à de prestigieuses collections. Il y a notamment le très beau retable du Louvre (La vierge à l'enfant avec St Jean-Baptiste et Ste Marie-Madeleine) et des Vierges à l'enfant que l'on pourrait contempler durant des heures.
Petite déception pour Artémisia au Musée Maillol. Il faut profiter de l'expo car on n'a pas l'occasion de voir souvent ces oeuvres si fortes et intéressantes, mais il est difficile de s'abstraire de la foule et du manque de recul disponible alors que de tels grands formats le nécessiteraient.
En province, si vous en avez l'occasion, n'hésitez pas à voir Tours 1500. C'est une exposition qui s'intéresse au rayonnement culturel de la ville à l'époque où elle était capitale et coeur artistique. Le contenu est pointu, le résultat d'années de recherches effectuées par le Centre de Recherche sur la Renaissance, et c'est surtout une exposition belle et captivante. Il y a notamment des sculptures de Michel Colombe renversantes de beauté, sans parler des enluminures spécialement prêtées par des collections britanniques. Je n'en dis malheureusement pas assez mais il y aurait matière à disserter.
Voilà pour les dernières nouvelles.
20:55 Publié dans Sortir | Lien permanent | Commentaires (2)
17.03.2012
The Thin Man
Un brun ténébreux, moustachu et au sourire communicatif, une petite brune rigolote et un chien qui illumine le film de sa présence... non je ne vous parle pas de The Artist, mais de la série de films des Thin Man (L'introuvable en français) que je viens de découvrir et dont je suis absolument fan! Le duo d'acteurs William Powell et Myrna Loy a incarné durant les six films de cette série, les irrésistibles Nick et Nora Charles. Lui, détective à la retraite ; elle, son épouse richissime, qui adore jouer à l'enquêtrice et pousse son mari à élucider des mystères alors qu'il préférerait s'adonner à un mode de vie de dandy. Le couple n'oublie jamais le chien Asta dans ses aventures!
Dans The Thin Man, Nick et Nora aident la jeune Dorothy à prouver que son père, un inventeur farfelu, n'est pas l'auteur d'un crime. Je vous préviens, l'enquête en elle-même n'a rien d'extraordinaire. Ce qui fait le charme du film repose uniquement sur l'humour et la drôlerie du couple principal. William Powell incarne un détective nonchalant qui aime davantage ouvrir une bonne bouteille qu'élucider des enquêtes. Si son épouse n'était pas là il passerait ses soirées dans des clubs privés ou à des cocktails, et ses journées à ne rien faire ou à des activités absurdes comme le tir à la carabine en appartement. Mais Nora aime les mystères et elle réussit à le convaincre. Je ne connaissais pas du tout l'actrice Myrna Loy mais elle est géniale. J'adore ses petites mimiques et moues. Le couple est vraiment attachant et brille à l'écran, complice à chaque instant. De plus les réparties fusent et les dialogues sont vraiment bien écrits et mordants. Le film date de 1934 et la série eut à l'époque un succès phénoménal à Hollywood. Le couple du film était très populaire, au point qu'ils ont joué dans quatorze films ensemble, au-delà de The Thin Man.
J'ai découvert le dvd à la médiathèque mais je vais certainement investir dans le coffret qui regroupe les six films. J'ai complétement succombé à ces classiques!

Pour l'anecdote ces films sont inspirés d'un roman de Dashiell Hammett. Et en cherchant quelques images pour illustrer mon texte j'ai découvert que Johnny Depp avait accepté de jouer dans le remake du film. Cependant je ne sais pas qui sera à ses côtés ni si l'histoire sera contemporaine. En tout cas ce projet est à suivre car je suis curieuse de découvrir le comédien sous les traits du génial Nick Charles.
♥♥♥♥ [The Thin Man, un film américain de W.S. Van Dyke (1934), avec William Powell, Myrna Loy, Maureen O'Sullivan, Nat Pendleton, Minna Gombell... en dvd]
21:40 Publié dans Films en dvd | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : cinéma classique
07.03.2012
Young Adult
Le nouveau film de Jason Reitman, Young Adult, a de quoi dérouter. Plus noir et cynique que Juno ou Up in the air, il nous embarque dans une histoire de nostalgie adolescente à la morale particulièrement cruelle. Charlize Theron incarne Mavis Gary, une divorcée de 38 ans, qui décide un matin que son ex petit-ami du lycée, marié et fraîchement papa, est l'homme de sa vie. Mavis est auteur d'une série de romans pour ados et vit seule à Minneapolis, avec son chien Dulce, où elle mène un mode de vie digne d'une étudiante.
Cette histoire est assez étrange, il faut bien l'avouer. Mavis est une sorte de nerd version plus sexy et cool, qui aurait oublié de grandir, et se nourrie de coca et de fast-food à l'aube de la quarantaine, traîne ses retards d'édition comme une écolière oublie de rédiger sa rédaction, et n'assume aucune responsabilité. Voilà une crise de la quarantaine version féminine, avec une nana qui a vraisemblablement quelques problèmes d'égo, d'alcoolisme et se lance dans une entreprise de séduction pathétique car perdue d'avance. Elle fut la fille la plus populaire du lycée, décida de quitter sa ville de ploucs pour mener la grande vie, et se demande vingt ans après si elle a fait le bon choix. Or, ce qui est assez sympa avec ce scénario c'est qu'il n'y a pas de rédemption ou d'assagissement. Les dernières minutes retournent la situation en conclusion cruelle et sans détours.
Un film à voir si l'on aime les histoires de grands adolescents désabusés, et si on est curieux de découvrir la belle Charlize Theron loin des canons de beauté habituels!
♥♥ [Young Adult, un film de Jason Reitman (2011), avec Charlize Theron, Patrick Wilson... en salles le 28 mars 2012]
19:45 Publié dans Films en salles | Lien permanent | Commentaires (0)



